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08 Jun

[Rubaïyales]

Publié par Éric Babaud  - Catégories :  #Musique, #Spectacle

[Rubaïyales]

1ère représentation le samedi 10 juin à 18 h au Domaine Rouge Garance à StHilaire d'Ozilhan, confirmer votre venue auprès de Calamalen@gmail.com ou au 07 69 77 74 35. 

 

"Sur un chariot roulant, un peuple voyageur du temps vous amène en balade pour écouter les poèmes d'Omar Khayyâm mis en musique et chantés dans des langues de la Méditerranée.

Une petite armée libertaire vous invite à la déambulation, délivre son message puis s’évanouit. Ses membres avancent ensemble, traversant le temps et portant en eux des racines méditerranéennes fortes. On ne sait s’ils sont fantômes ou magiciens, on est sûr par contre que ce sont des passeurs de parole, libres et qu’ils ne s’arrêtent jamais.

Au milieu d’un instrumentarium composé de flûtes traditionnelles et percussions, l’utilisation des trompes en argile de la céramiste Marie Picard nous ramène aux premières heures de l’action musicale humaine.

Les voix parlées et chantées, dans leur diversité de langues et de timbres populaires, amènent au sens et à l’émotion, ouvrent à l’imaginaire. Elles s’inspirent de chants de travail, d’incantations mystiques, reproduisent complaintes, appels, exclamations festives pour conduire l’auditeur du recueillement à la danse et à la transe carnavalesque."

Mais au fond, qu'est-ce qu'on rejoue avec notre spectacle ?

Parce qu'il ne faut pas se leurrer, on n'invente rien là. Des migrations, des errances, des diasporas, des fuites, des peuples déplacés, chassés, niés, exterminés,... il y en a toujours eu et il y en aura encore. En fait, on a toujours rien compris... Pourquoi ? Toujours pareil, depuis la nuit des temps, des histoires de pouvoir, de territoire, de croyances, d'appartenance et de peur de l'autre.

Tant que des hommes utiliseront l'argument de la différence culturelle pour exclure l'autre de l'humanité, il y aura des barbares et il faudra marcher...

Puisque c’est la musique qui nous rassemble au départ, nous avons choisi d’adapter les poèmes d’Omar Khayyâm en chansons pour qu’ils s’envolent par nos souffles, libres comme l’air.

Pour les interpréter nous avons imaginé un peuple vecteur, une armée de personnages sans âge, sans époque, transportant cette parole puissante aux vents, aux rues, aux paysages, aux passants. Tous entretiennent un rapport direct et plus ou moins discret avec le poète, ils en sont le socle, le fil conducteur. Ce peuple fictionnel est réuni par une mer, la Méditerranée, qui dans ses ressacs les a charriés, roulés-boulés, pour qu’ils soient ici aujourd’hui pour nous dire, avec ces mots qui n’ont pas vieilli depuis 1000 ans, l’urgence de vivre le moment présent, dégagé de toute entrave.

On n'a pas fini d'user nos souliers.

Françoise Bouvard

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