Edouard Lazarguren
Edouard Lazarguren est né à Bilbao en 1928 de parents boulangers. Il n’a que neuf ans lorsque son père républicain Espagnol est tué au front par les franquistes à Durando entre Bilbao et San Sebastian le 15 avril 1937. Sa mère et lui doivent alors quitter l’Espagne ravagée par la guerre civile. Son statut de réfugié, la destruction de sa maison et la séparation de sa famille le marqueront à tout jamais.
Edouard Lazarguren, a passé sa vie d’adulte en France pour la finir à Villeneuve-les-Maguelone où il est décédé en 2015.
Plein d'humour et de vitalité, Edouard Lazarguren a peint pendant plus de 50 ans avec comme thèmes principaux la femme, l’amour, l’art et la nature et une prédilection pour les couleurs, la lumière et le figuratif. Autodidacte et instinctif, il peignait relativement vite et sans interruption afin de garder toute la spontanéité de son propos.
L’artiste a laissé de très nombreuses peintures très abouties techniquement, pleines d’humour, décomplexées, à la nudité joyeuse. Des clins d’œil aux grands maîtres dans la manière ou les ambiances, Botero, Fernand Léger, Dali, le douanier Rousseau et même Dubout ou Wolinski. Des revisites très personnelles et très réussies, le Déjeuner sur l’herbe de Manet, Le peintre et son modèle de Picasso, Vénus de Boticelli et même une Odalisque de Delacroix…”
Par son style, son écriture un Lazarguren ne ressemble qu’à un Lazarguren.
Ses créations n’ont eu de cesse d'évoluer avec toujours autant de fraîcheur et de joie de vivre. Cette évocation permanente de la vie et de l’amour, à travers la passion de la peinture, a engendré des centaines de tableaux déjà présents dans son imagination et qu’il transposait sur ses toiles pour l’éternité.
Un univers qui s’intègre assez naturellement dans celui de l’école sétoise que Martin Bez de la galerie Dock Sud représente.
Lazarguren propose “une Ode au plaisir, celui palpable que prend le peintre dans la réalisation des toiles, celui des scènes représentées cool, zen, joyeuses, libérées et celui que l’on ressent à cette évocation d’une vie apaisée que nous avons connue et peut-être aujourd’hui disparue”.
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