Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
03 May

Don Quichotte de Louis JOU

Publié par Éric Babaud  - Catégories :  #Gravure, #Littérature, #dessin, #exposition

 

 

 

"Lorsque l’on est artiste, on invente, et chaque fois que l’on invente, on est apprenti."

Louis Jou


 

Don Quichotte de Louis JOU
EXPOSITION à OCTON

Du 15 mai 2026 au 14 juin 2026

 

Vernissage le 15 mai 2026
18h00 – 19h30

Don Quichotte de Louis JOU

Louis Jou ( 1882-1968)

une des grandes figures du renouveau du livre illustré au 20ème siècle.

Graveur sur bois, typographe, éditeur, Louis Jou incarne une conception exigeante et artisanale du livre, pensé comme une œuvre d'art totale.

Louis Jou - Cervantès

Louis Jou - Cervantès

Une exposition de la Fondation Louis Jou qui met à l'honneur les quatre tomes illustrés du Don Quichotte de  Cervantès et deux tomes du Jaloux de Carrizalès ainsi que des aquarelles, des calques, des bois gravés, des épreuves et des gravures de Gustave Doré comme source d'inspiration.

Louis Jou incarne l'excellence du livre d'art du 20ème siècle en consacrant sa vie au dialogue entre le texte et l'image. Il développe un univers singulier où la précision du trait rencontre la poésie des grands auteurs qu'il illustre.

Exposition organisée en parallèle d'Artpage 15 le salon de l'estampe et du livre d'artiste à Octon du 29 au 31 mai.

Louis Jou - Gravure extraite de Don Quichotte

Louis Jou - Gravure extraite de Don Quichotte

Parmi les plus grands typographes du siècle, la place de Louis Jou est exceptionnelle. Il est le seul parmi ses pairs à avoir conçu et réalisé un ouvrage entièrement par lui-même.

Xylographe, graveur sur métal, Jou dessine ses propres caractères. Ainsi, tout est de lui dans ses livres, de la lettre à la gravure. Exemple unique : Plantin, le grand Plantin qu’il admirait, avait ses graveurs attitrés. D’autre part, si Jou ne fait pas son papier, du moins donne-t-il à certains fabricants, notamment son ami catalan Joseph Guarro, des indications précises relatives au dosage des pâtes pour les papiers qui lui sont destinés. En ce qui concerne les encres, Louis Jou donne sa touche personnelle ; ainsi a-t-il créé un rouge orangé dont il a éclairé certaines de ses plus belles pages et que l’on a vainement tenté de faire après lui dans son atelier. Enfin, soit en renouant avec l’art de l’enluminure pour les reliures en vélin, soit en dessinant des fers pour des habillages en pleine peau, il décore certaines reliures d’ouvrages sortis de ses presses.

De cette unité entre les différents éléments du livre, naîtront un équilibre et une harmonie rarement atteints et qui seront la constante des œuvres de Louis Jou. En remontant jusqu’au XVe siècle à la recherche d’un salutaire renouveau de la typographie, il a, d’instinct, rejoint la démarche intellectuelle de chercheurs qui, en Europe, dans la seconde moitié du siècle dernier, avaient ressenti la nécessité d’une réaction devant le machinisme naissant et les excès de tous ordres dans la conception du livre.

Ayant concilié la rigueur nordique et l’âpreté espagnole, il n’en reste pas moins que la forte personnalité de Jou - qui ne fut le disciple de personne - le libère de toute influence et lui permet d’imposer à son tour une œuvre originale. Ce Catalan qui avait adopté notre pays (naturalisé en 1927) fut un créateur de livres dont l’influence, au terme d’une carrière exemplaire de plus d’un demi-siècle, a été l’une des plus déterminantes dans l’évolution du livre contemporain. (Texte extrait de : Louis Jou, Biobibliographie, d’André Feuille, édité par la Société des Bibliophiles de Guyenne, Bordeaux, 1984).

Don Quichotte de Louis JOU

"Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l’homme libre. Si l’homme tourne décidément à l’automate ; s’il lui arrive de ne plus penser que selon les images toutes faites d’un écran, ce termite finira par ne plus lire. Toutes sortes de machines y suppléeront : il se laissera manier l’esprit par un système de visions parlantes ; la couleur, le rythme, le relief, mille moyens de remplacer l’effort et l’attention morte, de combler le vide ou la paresse de la recherche de l’imagination particulière : tout y sera, moins l’esprit. Cette loi est celle du troupeau. Le livre aura toujours des fidèles, les derniers hommes qui ne seront pas faits en série par la machine sociale. Un beau livre, ce temple de l’individu, est l’acropole où la pensée se retranche contre la plèbe."

Extrait de l’Art du livre d’André Suarès, écrit en 1920, imprimé par Louis Jou en 1922, épuisé. Édition fac-similé réalisée par la Fondation Louis Jou en 1992. - Nouvelle édition par souscription en cours.
Pour toutes ces publications : lafondationlouisjou.org.

Commenter cet article
D
bonjour ami Éric<br /> Quelle découverte encore aujourd'hui avec ce graveur et typographe extraordinaire, un vrai puriste dans son travail mais aussi un philosophe visionnaire quand on lit dans le dernier paragraphe de ton article comment il supputait le travail de sape des machines qui prennent le pas sur l'intelligence de l'homme et le rende semblable à un automate dénué de réflexion propre, par paresse ou par fatigue. <br /> Merci encore une fois. J'aime beaucoup la deuxième gravure avec Don Guichotte et son fidèle valet et leurs montures respectives.<br /> Bonne journée:
Répondre

Archives

À propos

Blog-Art : peinture, sculpture, dessin, installation, art postal...